Etape 4 :
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Etape 6 :
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De retour à la maison, nous avons posé nos valises et garderons dans nos têtes pendant longtemps plein de belles images de notre périple avec la sensation d’avoir tout donné. Nous avons formé Célia et moi un équipage extraordinaire ou la confiance réciproque, l’esprit d’équipe et le dépassement de soi ont été nos moteurs.
1ère balise trouvée le premier jour.
La 1ère étape est réalisée au travers d’une immense plaine dans l’Erg Chebbi, les falaises servant de frontières avec l’Algérie. Un départ dans les herbes a chameaux qui entourent le bivouac de Neijhak, au-dessus de Dar Kaoua. 6 balises à trouver. Le temps n’est pas au top, mais cela nous rendra service pour les dunes dans 2 jours. On ne peut pas tout avoir ! Les herbes à chameaux se soumettent facilement sous les roues du HDJ 80 de Corinne. Elle sait ce qu’elle fait… Nous alternons la plaine et les reliefs. Le cap devient vite un compagnon. Qui dit cap, dit franchissement, passer au travers de tout ce qui se dresse ou se dressera devant nous. Tant mieux Corinne adore ça !
Pas besoin de mise en jambes, notre binôme est réglé comme un métronome depuis le stage du mois de Janvier.
Les 6 balises. Nous les trouverons. Nous apprendrons le lendemain matin à 4h, que nous sommes dans le fameux « top ten ». En allant voir le classement, j’ai cherché notre classement dans les 30 premières places…et puis en remontant la liste la surprise du siècle: 7ème !
Coco était encore dans sa tente. Moment surréaliste où je parle à une tente rose avec de la moumoute blanche. Je lui dit : « coco, t’es assise ? …on est 7ème! ». Réponse de la tente rose : « Non, c’est pas vrai ! »
Pour nous, c’est comme une première participation. Mais cette fois-ci dans la tête du rallye.
Extrait du classement de la 1ère étape. Un classement déjà très prometteur, mais nous gardons la tête froide car nous savons que tout peut basculer du jour au lendemain !
Célia concentrée sur ses cartes, fait sa triangulation.
Dernière balise de la première étape avec toutes les copines du TOP 10, un rêve qui devient réalité.
La 2ème étape, appelée étape des « choux fleurs ». Elle se fait sur de grands plateaux en allant sur Boudenib. Les repères sont très éloignés, la triangulation n’est pas simple, il faut être précise. Le terrain est difficile car c’est un mix de tout ce que réserve le désert : herbes à chameaux, ravines cassantes, des kilomètres de cailloux, fech-fech. Un temps gris et bas avec un soupçon de pluie, qui rend la navigation ardue. Enfin bref, ce jour-là, nous avons été servies ! En plus 8 balises à trouver, rien de moins ! A part un jardinage pour la 5ème balise, le choix de couper à travers les reliefs en revenant sur le bivouac pour aller chercher la 8ème balise, nous sera salutaire. Nous arrivons sur le bivouac, la nuit vient de tomber. C’est l’une des seules fois ou nous utiliserons notre barre de led longue portée.
Pour le lendemain : marathon de 2 jours pour rejoindre le bivouac d’El Fecht. Mais surtout, les dunes de l’Erg Chebbi (Merzouga) pour une bien débuter le marathon.
En rang pour le départ le matin à 6 heures.
Voilà une feuille d’étape bien remplie. Un autocollant pour chaque balise trouvée. Etape 3 marathon 9 balises trouvées.
Etape mythique du rallye : les dunes de Merzouga
Pour les dunes, nous filons dans les 1ères pour avoir un terrain où nous pourrons faire nos traces. C’est la seule étape ou nous avons le droit de nous suivre pour pouvoir nous détanker mutuellement. Nous nous suivons avec Marielle et Valérie (équipage 148) de la balise 1 à la balise 2, petits tankages, nous sortons la sangle cinétique, pas de temps à perdre. Le sable est porteur, il forme une croute sur le dessus, mais en dessous il est mou, donc souplesse dans la conduite de Corinne. Une vraie merveille ! Petit à petit nous formons un peloton de tête avec 4 équipages 4×4 et 3 équipages de quads. Les dunes nous laissent passer de balise en balise. Nous les enchainons sans nous arrêter ou juste pour prendre un cap.
Détankage de nos copines Marielle et Valérie
Célia et Valérie font le point sur notre position et sur le cap à prendre.
Dernière balise la 4X, trouvée en un temps record, il est 10h15, c’est la fête avec les premières de l’étape !
Petit plaisir, je m’installe dans le proto de Carole Montillet…
L’étape des dunes terminée. Notre objectif était d’en sortir avant midi, il est 10h40. On regonfle à 1,7 kg.
C’est sympa de rouler dans un oued, surtout quand il n’y a pas d’eau !
Un repos bien mérité après un premier marathon fait au pas de course !
Un scorpion viens nous rendre visite… heu, on va éviter de s’y frotter !!
Vue imprenable sur notre bivouac improvisé. C’est extra, nous savourons notre chance d’être ici en cet instant en gardant une pensée pour toutes les gazelles qui galèrent encore dans les dunes de Merzouga …
Arrivées à 15h à la 6ème balise qui ne sera ouverte que le lendemain à 6h.
Elle n’est pas belle la vie !
Nous repartons, les balises sont dans des reliefs et s’enchainent. Corinne toujours prête à passer partout et au cap !
Arrivé au Bivouac d’El fecht, nous filons sous la douche. Elle est bonne celle-là après 2 jours de marathon !
Etape 5: en boucle autour d’El Fecht. Un pur moment. Le relief nous donne les clefs et Corinne les saisies.
Nous passerons entre les collines. Mais aussi au cœur d’un plateau juste avant Tagounite et sa palmeraie.
Couper toujours au plus court. Ce plateau avec une pseudo piste et des cailloux à n’ en plus finir et de plus en plus gros ont mis nos nerfs à rude épreuve.
Cette fois-ci, nous rentrons au bivouac avec au compteur 11,30 km de différence avec le parcours idéal. Au PC course, le pointeur me dira : « pour le moment, c’est le meilleur score que j’ai vu. Attends que
les autres rentrent, mais vous êtes bien placées ».
Nous restons sur notre réserve, les autres sont très fortes et nous sommes aux coudes à coudes avec les 149 (Cathy et Sylvie).
C’est le lendemain à 5h que Cathy du 149 justement nous apprend que nous sommes 1ères de l’étape 5.
D’ailleurs, avec les 149, nous avons bien rigolées car pour elles comme pour nous c’était un jeu entre nous mais ni l’une ni l’autre ne comptait laisser passer l’autre devant ! Ce sont aussi des copines.
Nous sommes à Mhamid, avant dernier bivouac et le marathon se fera dans des conditions dantesques.
Dernière étape marathon, la plus difficile pour départager les 10 premières ! Et ce n’est que le début de nos ennuis …
Nous choisissons d’atteindre la 1ère balise au cap. Mais cette stratégie ne sera pas payante. Le terrain est détestable, la piste qui contourne l’Erg Chegaga rendue boueuse au possible par les orages et ou les filles restent ventousées dans la boue. Quant à nous nous déjantons.
Et pour mettre encore un peu de piment, un orage s’abat sur nous ! Allez, encore un petit effort, dernier boulon à serrer et on reprend la course …
Et voila, même pas mal !
La perte de repères, la fatigue nous feront prendre les mauvaises décisions. Mais nous nous accrochons jusqu’au bout, le lendemain nous faisons les CP 4 x et 5 x dans Chegaga. Nous avons évité un tonneau de peu dans les dunes, je dirais d’un quart de seconde, ce qui nous a valu un deuxième déjantage. Et on recommence « changement de roue » ! Maintenant, plus le droit à l’erreur, nous avons utilisé nos deux roues de secours. Pour nous, c’était une grande première, car ni l’une ni l’autre n’avions eu l’occasion de rentrer dans cet erg. Voilà, c’est fait. Cela nous a permis d’apprendre comment cette partie du rallye fonctionnait. La connaissance du terrain, c’est ce qui nous a manqué pour prendre les bonnes décisions. On ne nous y reprendra plus. Nos deux déjantages ont eu raison de nous et nous ont fait perdre 1h30, c’est précisément le temps qui nous a manqué pour pointer les 2 dernières balises. Mais au regard de ce que nous avons vécu, nous sommes allées jusqu’au bout. Notre équipage est une vraie réussite, un vrai partage. Nous nous étions promises l’une à l’autre le meilleur de nous-même Nous l’avons fait et même au-delà de nos espérances.
Nous avons quitté le top 10 c’est vrai, mais 7ème jusqu’au dernier jour, une victoire d’étape et pour finir une très belle 3ème place pour notre beau « pépère » notre HDJ 80 au challenge beauty car Hexis. Quelque fois, il faut savoir perdre un peu pour gagner beaucoup. Ce que nous avons gagné sur ce rallye, c’est une entente hors normes et ça, c’est énorme ! Ensemble, nous avons le sentiment de la chose accomplie, ça n’a pas de prix.
Notre objectif du départ était de trouver toutes les balises, il nous en manque 2 (les 2 dernières du marathon), Elles nous ont couté 7 places, nous sommes passé de la 7ème à la 14ème place au classement général. C’est le jeu ! Mais nous ne regrettons rien car nous avons tout donné et jusqu’à la fermeture de la dernière balise, nous y avons cru … 
Le HDJ 80 a tourné comme une horloge, nous n’avons eu aucune panne, preuve qu’il a bien été préparé (merci à Patrick et à Toyota Foucher). Les pneus MUD BF GOODRICH un vrai bonheur ! 2 tankages en tout et pour tout sur toute la durée du rallye, vous comprenez maintenant pourquoi nous arrivions si tôt au bivouac ? Quand à Célia, je crois vraiment qu’elle s’est faite greffé un GPS dans le cerveau !
Nos conjoints ont aussi participé de façon active à notre rallye. Par moment il s’est fait à 4 mains. Une bonne entente aussi de ce côté-là !!! Nous les entendions presque dans le désert, quand ils étaient derrière leurs écrans pour nous suivre. Vive la technologie !
Notre fan club qui a fait le déplacement jusqu’à Essaouira pour nous accueillir.
Même pas en rêve les gars, inutile de vous déguiser, vous ne partirez pas à notre place !!!
Mais pas tout de suite …
Pas trop vite …
Sachez me convoiter …
Me désirer …
Me captiver …
Deshabillez moi …
Enfin, le voilà ! Grosse frustration cette année, car nous l’avons eu à la dernière minute et nous avons été privé du reportage fait par Maïenga, sur la reconnaissance du parcours.
Maintenant nous savons ce qui nous attend et vous aussi, par la même occasion.
Le parcours ne paraît pas plus compliqué que les autres années. Tout va dépendre du nombre de balises à trouver durant la journée et de la météo. Même mieux, cette année, une vraie pose entre les 2 marathons ( étape 3 et 6).
Etape 1et 2
De la plaine, des montagnes, des cailloux et des plateaux au loin.
Le plus : beaucoup de points de repère (amers) grâce au relief. Par contre, risque de beaucoup de km entre les balises. Un terrain roulant et très varié.
Etape 3 Marathon
On attaque par les dunes de l’erg Chebbi, vous serez gentils de faire une petite prière pour que le sable soit porteur, merci ! Ensuite des oueds, des plaines entre de grands plateaux peut être encore quelques dunes. Lors de l’édition 2011, le 1er marathon contenait 17 Cp. Au vue de la fiche équipage, nous sommes bien parties pour la même chose.
Etape 4 et 5
El Fecht, beaucoup de montagnes, peut être trop… et pas assez sur nos cartes de plus de 30 ans. Mais les passages existent, il faudra les trouver et oser les franchissements mais ça, ce n’est pas un soucis.
Etape 6 dernier marathon
Si certains se sentent bookmaker dans l’âme, faites vos paris ! Tout va se jouer le dernier jour. Les gazelles contre l’Erg Chegaga et la fatigue. Les organisateurs qui sont sur le parcours nous disent souvent que tout se joue à ce moment là.
Alors le 22 Mars connectez-vous sur le site du rallye et suivez nous ! Cette année, on ne lâche rien …
Les traces laissées dans le sable s’envolent avec le vent mais reste dans le cœur de celui qui les a faites. Au-delà des mots et des actes restent les sensations qui pour chacun peuvent revêtir des formes différentes.
Par notre soutien de partenaire, nous avons la sensation de participer à travers Célia et Corinne à ce défi du Rallye Aicha des gazelles.
Défi d’affronter la nature, les évènements imprévus, la fatigue, le dépassement de soi, bref quelque part la vie de chef d’entreprise.
Elles nous ont convaincu sur leurs motivations, leur force, l’envie d’aller au bout, comment ne pas les accompagner ?
Pour la troisième fois nous serons leur partenaire pour le Covering de leur véhicule, notre récompense est qu’elles soient fières de porter notre travail et surtout qu’elles puissent à travers tous les partenaires aller au bout de leur rêve.
Alors maintenant fini le Blabla, Coco tu te mets au volant, Célia tu prends la carte et vous allez nous ramener une victoire !!!
La différence entre un jardin et un désert, ce n‘est pas l’eau, c’est l’homme.
Paroles de Franck Alpha Publicité
Pourquoi le rallye des gazelles ?
parce que c’est toi (Corinne)
Qu’est-ce que cela vous apporte ?
On donne la possibilité aux personnes enthousiastes de vivre pleinement leurs projets et à leur contact on devient également enthousiaste !
Quelles sont vos motivations ?
Partager cette aventure pas comme les autres !
Paroles de François Smurfit Kappa